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Villégiature tranquile

Miroir, mon bon miroir...

La montagne prend feu

Kit de réparation de dernier ressort

tel un sous-marin caché

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Le 05-10-07
 les Trois Fours au col Amic
 
J'ai bien compris hier soir sur le papier que cette étape allait se faire sentir : se taper dans la matinée 1300 - 500 - 1300 ça va pas être drôle. A 6h30 je suis réveillé par une drôle de bête : un randonneur qui marche à la lampe frontale car il fait encore nuit. Motivé le mec, ou pressé d'arriver.
J'aperçois un chamois, sur la route du Hohneck, qui a tôt fait de disparaître dans les falaises. Au sommet, il y a un vent de fou et la température descend franchement. Après 1km dans les pierres, mes deux semelles se redécollent. Je pense que la colle n'est pas faite pour subir de telles contraintes. Je marche en levant exagérément les genoux et songe à rejoindre Metzeral et sa gare SNCF. 
Dernière chance d'arriver au bout, je me mets en quête de fil de fer sur toutes les clôtures que je longe. J'en trouve rapidement un morceau, que j'enroule autour du bout du pied, et que je maintiens en place avec mes lacets. Cette fois j'ai vraiment l'air d'un clochard...
Grosse descente vers Mittlach où, pour rajouter à ma malchance, la Coop a fermé l'an dernier ! Il me reste mon repas de midi et pas de ravitaillement possible, d'autant que Mittlach est le seul village que je vais traverser aujourd'hui.
Après près de 2h de remontée, j'arrive sur la ligne de crête et je trouve un second fil de fer. Cette fois c'est sûr, même si ce rafistolage saute régulièrement et m'oblige à le remettre en place, j'irai au bout.
Au Markstein, station de sport d'hiver, se trouvent quelques boutiques, où j'achète un sandwich pour ce soir. Tant que j'y suis, je me paye une part de tarte et un jus de fruits pour le plaisir. Et face à moi se dresse déjà le Grand Ballon, sommet le plus haut des Vosges.
C'est la dernière ascension de mon périple et elle m'amène à 1424m, où la station radar ressemble à la proue d'un navire, et un monument commémore le sacrifice des bataillons de chasseurs durant la guerre de 14-18.
Cette fois c'est presque la fin et cette descente sent l'écurie. Grosse descente tout du même, dans un premier temps sur les pistes de ski, puis dans les sous-bois.
Je galère pour m'installer car je ne trouve pas un emplacement correct et plat pour monter mon tarp. D'autant qu'il y a beaucoup de vent et que je ne souhaite pas m'installer n'importe comment pour ensuite le regretter toute la nuit.
étape VOSGES 8                                 étape VOSGES 10