-
- Le 29-07-06
- pont sarrazin à Courtefontaine
-
|
- Le
départ s'avère être difficile : à 200m de
notre bivouac, le chemin se sépare en de nombreux chemins de
débardage et le marquage n'est pas très clair. Le chemin
est sympathique, dans la forêt.
|
- On atteint
la frontière franco-suisse, marquée par de grosses bornes
en pierre. Blaise se plaint des tentons d'achille. Quelques cachets ne
font pas effet et il décide de chausser ses sandales. Le
résultat est miraculeux : plus mal du tout. Le revers de la
médaille c'est que ce sont ses chaussures de rando qui le font
souffrir et donc il ne pourra plus les mettre.
|
- Juste
après la sortie de Villars-lès-Blamont, la pluie fait son
apparition. Mais nous entrons de nouveau en forêt et la
voûte feuillue nous protège. Sur la crête, le
paysage devient curieux à l'approche de la batterie du fort du
Lomont : fossés, remparts écroulés et la batterie,
bâtiment militaire en ruine. Nous continuons sur le chemin
stratégique en direction du fort du Lomont.
|
- Nous
arrivons face au Doubs à Soulce-Cernay. Il est environ 15h quand
nous traversons le pont, et la vue de la plage sur notre droite nous
fait envie. On décide donc, après avoir rempli nos
gourdes à la fontaine d'aller faire trempette et de jouer avec
le courant.
|
- Nous
repartons en sachant que demain, nous retrouverons le Doubs de l'autre
côté de la montagne qui se dresse face à nous. Nous
arrivons à Courtefontaine et demandons à un habitant une
source d'eau pour remplir nos gourdes. Coïncidence : ce monsieur
fait partie du club de randonnée local et participe au marquage
du GR.
|
- La fin de
journée approche et dès la sortie du village, nous nous
mettons en quête d'un endroit pour dormir. Au niveau des fermes
de la Mine, une colline au sommet aplati attire mon attention : c'est
là l'endroit où on pourra être tranquille. Un coup
d'oeil au topo nous apprend que cette ferme fait gîte... C'est un
peu le narguer que de s'installer juste derrière, mais la
végétation nous dissimulera.
|
- Dans le
champ, un muret éveille ma curiosité. Je chausse mes
sandales pour faire les 300m qui m'en séparent et aller y jeter
un oeil. Il se trouve que ce muret est un cimetière ! La
stèle centrale date de 1870 et est en allemand, je n'y comprends
pas grand chose à part "minen". Je continue mon inspection et
découvre une ouverture dans le mur du fond : c'est le caveau
d'une famille, dont les ossements sont bien présents à
l'intérieur.
|
- Dormir
à côté d'un cimetière... Ne nous fait pas
peur et nous sommes plus préoccupé par le vent qui se
lève et nous oblige à réorganiser notre campement
pour s'en abriter.
|
|