-
- Le 30-07-06
- Courtefontaine à Biaufond
-
|
- Dès
le départ, le chemin s'élève, pas le temps de
s'échauffer. Mais le moral est bon et les jambes tournent bien.
Au sommet se prépare la fête de la forêt,
prévue pour le 4 août : de nombreux stands en sapin ont
été montés pour l'occasion et nous rencontrons 2
passionnés qui reconstituent un four de verrier. La
région a été, depuis le 17e siècle, grande
productrice de verreries.
|
- Après
une descente vers Fessevillers, on repart en montée en direction
de "sur le mont de Fessivillers". Après 2 jours sur le plateau
vallonné du Jura, on sent qu'on arrive sur les premières
chaînes et on dépasse pour la première fois les
1000m.
|
- Et derrière, redescente vers 500m pour
retrouver le Doubs, qui nous servira de main courante pour quelques
jours. L'avantage c'est que suivre la rivière limite le
dénivelé. Je décide d'imiter Blaise et chausse mes
sandales pour aérer mes pieds.
|
- Le Doubs est
assez encaissé sur cette partie, et peu avant les
échelles de la mort, le sentier s'élève dans la
pente abrupte en laissant la rivière sur notre gauche. Cette
partie de la forêt est exploitée par des bûcherons
et le chemin qui était tout à fait praticable laisse
place à une piste défoncée par les machines et
boueuse suite aux averses de la veille. Mes tongs s'alourdissent d'une bonne couche de boue, et ont de plus en plus tendance à coller à la piste, j'ai vraiment du mal à avancer.
|
- Pestant contre
cette galère, je n'étais pas au bout de mes surprises, et
ce fût le bouquet lorsque la lanière de ma sandale gauche
cassa. Blaise, hilare, me regardait marcher pieds nus dans la boue, tel
un aborigène. Mais les tongs cassées et les pieds pleins
de boue, je n'avais d'autre choix. Heureusement, grand bonheur, une
petite source coulait à quelques hectomètres, qui me
permit de laver mes pieds et remettre chaussettes et chaussures.
|
- Une fois
arrivé au belvédère, nous jetons un coup d'oeil
aux échelles de la mort, succession de 3 échelles
permettant le passage d'une corniche et la descente dans la
vallée du Doubs. Mais force est de constater que les
échelles primitives, qualifiées de mortelles, ont
laissé place à de bons escaliers métalliques
peints de couleur vive.
|
- Nous passons le
barrage du Refrain et longeons désormais le lac de barrage. Le
dégagement et l'entretien de la berge suisse frappe, quand on
découvre la berge française couverte d'une dense
forêt, que traverse un tout petit chemin. D'innombrables barques
sont attachées, voire abandonnées le long de la berge.
Nous décidons de nous installer au bord d'une plage, en face de
quelques maisons côté suisse.
|
- Il n'est pas
encore trop tard et je décide de prendre un bain avant de
manger. Au cours du repas, une voiture se gare derrière nous et
2 femmes en sortent. Ceux 2 femmes travaillent au restaurant de l'autre
côté, côté suisse et sont
préoccupées par notre désir d'installation. En
effet, des feux d'artifices sont prévus pour la fête
nationale suisse et nous sommes assis juste sur le pas de tir !
|
- Nous hésitons sur la conduite à tenir : doit-on
s'installer quitte à être réveillés au moment du
spectacle ou devrait-on attendre ? Finalement, nous décidons de
cacher nos sacs, traverser le Doubs et aller boire un coup au restau.
Une glace et quelques verres plus tard (dont un marc offert par la
maison pour le dérangement occasionné), nous rentrons
pour monter notre campement. Il est 23h, les feux sont tirés, et
nous nous couchons.
|
|