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- Le 03-08-06
- rochers du Larmont à Les Hôpitaux-Neufs
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- Nouveau réveil sous la pluie.
- Après avoir mangé
allongé à l'abri, nous démontons le bivouac. La
journée s'annonce rude à cause de la météo
et Blaise cherche un moyen de se protéger
plus efficacement de la pluie. Jérôme, militaire et
habitué à la vie en campagne, lui fabrique un poncho en
trouant sa couverture de survie.
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- La
matinée sera riche en patrimoine : nous dépassons l'un
après l'autre les forts du Larmont supérieur et
inférieur pour déboucher sur un point de vue sur le
château de Joux. Malheureusement le brouillard nous empêche
d'apprécier ce panorama dans son ensemble. Une fois descendu et
arrivés à Cluse-et-Mijoux, le froid le brouillard et la
pluie ont raison de nous et nous cherchons un abri chauffé pour
se restaurer.
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- Nous trouvons
les vivres à la boulangerie, et malheureusement l'abri ne sera
pas chauffé puisqu'il s'agit de l'église. En ce matin
aucun restaurant ou café ne sont ouverts dans ce petit village.
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- Nous
poursuivons par la montée vers la roche sarrasine
(décidément il y a une vraie obsession pour les sarrasins
dans la région). Le topoguide nous apprend que le village que
nous traversons, Les Fourgs, est le plus haut du département du
Doubs, à 1100m.
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- De là,
plus que 10km pour atteindre Les Hôpitaux-Neufs, objectif pour ce
soir. Cette étape sera courte, mais l'arrivée nous est
imposée par notre séparation du lendemain :
Jérôme continuera sur le GR tandis que Blaise passera en
Suisse pour rentrer en train vers Genève. En chemin, un
thermomètre indique la température maximum de la
journée : 12°.
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- Arrivés
aux Hôpitaux-Neufs, c'est la croix et la bannière pour
trouver un hôtel (Blaise souhaite prendre une douche et faire une
bonne nuit avant de rentrer. Le seul hôtel du village est
fermé, ses chambres ne sont pas aux normes et nous force
à pousser jusqu'à Métabief (2km de rab').
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- Après une douche appréciée,
nous décidons de poursuivre la
remise en forme par un repas au restau (en plus, il faut marquer la
séparation). Nous retournons donc aux Hôpitaux-Neufs et
prenons tous les deux un gratin montagnard et un banana split.
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- Je quitte le restaurant alors qu'il fait
déjà nuit. Blaise pars vers son hôtel alors que je reprends la direction du GR et sort
à peine du village, trouve une sapinette idéale pour
monter ma bâche. Mais vers 22h je suis réveillé par
des aboiements et des grognements : je suis visiblement installé
sur le territoire d'un rottweiler qui n'est pas du tout content de me
trouver ici. Grosse trouille ! Je suis saucissonné dans mon sac
de couchage, à plat ventre sous ma bâche, bref je ne peux
rien faire d'autre que de regarder ce monstre droit dans les yeux.
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- Il fini par s'éloigner et je me
réinstalle. Franchement, je ne suis pas tranquille. Et le
voilà qui revient une demi-heure plus tard. Il reste devant moi
à grogner et je me dis que je ne pourrai pas passer la nuit ici.
Finalement, j'entends siffler (pas le train) et le chien
disparaît dans le noir pour retourner vers son maître. Je
suis fatigué, je vais bien dormir ici.
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